A Er Remlia

Publié le par marathon-des-sables-lest-eclair

VENDREDI 8 AVRIL 2011

 

 

 

 

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Petit arrêt sur la route, à Er Remlia. Hammou arrive à nous ouvrir sa petite épicerie, la seule du village. Juste à côté, il tient un restaurant. Mais personne ne s’y arrête. Ici, on vit principalement grâce au tourisme. Mais les touristes sont comme les oiseaux ; ils ont leur saison de migration.

Dans l’épicerie sombre d’Hammou, il faut passer derrière le comptoir pour voir les produits qu’il a à vendre. Le néon qui surplombe les étalages n’est pas branché. Hammou ne met en route le groupe électrogène que pour les grandes occasions.

Hammou dit : « Ici il n’y a rien. » « Alors pourquoi tu restes ici ? », lui demande-t-on. « Parce que c’est calme », répond-il. Malgré la dureté de la vie dans son village, Hammou ne veut pas le quitter. Il y a ses racines, sa famille et son travail. En revanche, il ne serait pas contre un minimum de confort. L’électricité par exemple.

La modernité a oublié ce petit coin. Même le portable ne passe pas. Les pompes à essence, on les dessine sur les murs à défaut de les avoir plantées dans le sable. Mais cela n’empêche personne ne résoudre les pannes d’essence grâce à des bidons stockés quelque part.

Un peu plus loin, Saïd, notre chauffeur, est fier de nous montrer la nouvelle réalisation du village. Un système d’irrigation qui court sur quatre kilomètres. Mur de pierre perçant le sable préservant une canalisation d’eau qui part d’un puits et qui se déverse dans un grand réservoir. A Er Remlia, les habitants ont chacun une heure d’attribuée pour aller chercher l’eau et arroser leur jardin. Et tout le monde s’y conforme.

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